HARMONICA DIATONIQUE

HARMONICA DIATONIQUE

Révolutionnaire : le YONBERG

PLM

Je me doutais bien que 190 ans après son invention, il était possible d’améliorer l’harmonica diatonique. J’en ai rêvé, YONBERG l’a fait.

Voici un nouvel harmonica diatonique que je n’hésiterai pas à qualifier de révolutionnaire. Tout a été pensé pour un son efficace, une étanchéité parfaite et un démontage aisé.

C’est tout un article que je consacre à cet harmonica tant il accumule les innovations.

Voici donc le YONBERG

 

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Quand je dis LE Yonberg, je devrai plutôt dire LES Yonberg. Nous en reparlerons plus bas.

Une forme originale, un design moderne mais ça, ce n’est que la face émergée de l’iceberg (pardon du Yonberg). Nous allons voir que de très nombreuses qualités se dissimulent sous les capots.

Mais, patience, commençons par ce qui est visible.

Les capots sont en plastic rigidifiés par des plaques en acier. Ils sont maintenus par 3 vis traversant l’harmonica de part en part. Première bonne surprise, pas d’écrou à maintenir au démontage ou au remontage. Les écrous sont sur la plaque « raidisseur » du dessus et sont des écrous borgnes (ne débouchant pas), l’esthétique y gagne.

 

 

La forme est ergonomique, voyez plutôt :

L’harmonica est plus large à gauche ce qui permet de ne pas l’inverser (ce qui arrive toujours au plus mauvais moment). Un bossage dans les plaques métalliques a un double rôle. Il rigidifie la plaque et améliore la tenue de l’harmonica. Et un bonheur n’arrivant jamais seul, on notera que le sommier dépasse à gauche et que l’on y trouve deux petites encoches arrondies qui, elles aussi, contribuent à une meilleure préhension. L’harmonica tient donc bien en main.

 

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Les lèvres coulissent aisément sur les capots et l’embouchure légèrement cintrée facilite le jeu. Les trous de l’embouchure ont une forme légèrement ovoïde pour accroitre le flux d’air.

 

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Si nous retournons maintenant cet harmonica et que nous essayons de voir ce qu’il a dans le ventre.

 

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Chaque capot possède 5 petits têtons qui viennent appuyer sur les plaques porte-lamelles. Les capots, pressés par les plaques d’acier extérieures et les 3 vis viennent donc plaquer les portes-lamelles sur le sommier. L’étanchéité est très bien assurée sans avoir recours à des vis internes.

Nous verrons que ce n’est pas tout en matière d’étanchéité mais finissons l’examen extérieur.

 

A chaque extrémité des ouïes contribuent à un son puissant.

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La pastille indiquant la tonalité est judicieusement placée à droite, là où elle est le plus visible harmonica en main. Elle est clipsée et peut se retirer en cas de changement des plaques pour une autre tonalité.

Malgré un volume plus imposant que celui d’un harmonica classique, le poids n’est pas un handicap, Yonberg ayant pensé à évider là où un surcroit de matière était inutile comme on peut le voir sur le sommier ou à l’intérieur des capots.

 

Sous les capots

Il est temps de soulever le(s) capot(s), des surprises nous attendent.

Un tournevis P1 est nécessaire pour retirer les 3 vis (nettement plus confortable que le P0 utilisé pour les autres harmonicas).

 

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On peut se rendre compte que le plastic est épais, garantie de solidité mais aussi d’une bonne qualité de son. On y voit les 5 têtons presseurs ainsi que deux ergots permettant de positionner les capots de façon précise.

 

Le sommier maintenant.

 

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Les plaques porte-lamelles ont une forme spécifique pour tenir compte de l’ergonomie de l’harmonica. Elles se glissent dans deux fentes sur la partie arrière du sommier et se positionnent très précisément grâce à un ergot de centrage. A chaque extrémité, deux verrous finissent de les maintenir en place.

Notons que l’accès et l’étanchéité à ce niveau sont déjà suffisants pour permettre le réglage des lamelles avec précision.

Cet assemblage permet de ne démonter qu’une seule plaque (nettoyage ou ré-ajustage) sans que la seconde ne tombe.

Les plaques sont insérées légèrement en creux et ne viendront pas couper les lèvres, même sans les capots.

On peut voir les deux trous dans le sommier, aux extrémités des plaques, qui recevront les plots de positionnement des capots.

Bon, puisque ces plaques sont démontables facilement, allons voir ce qui se trouve en dessous.

 

Les alvéoles

 

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Là, ce ne sont plus les simples fentes que nous avons l’habitude de voir. Ces formes sont tout l’aboutissement de la recherche de Yonberg. Le profil crée un effet venturi.

L’air (soufflé ou aspiré) doit passer à un endroit plus étroit au niveau du milieu de la lamelle. Ce faisant sa pression augmente (plus d’air dans moins de volume). Il en résulte que le son va être plus puissant.

Mais ce n’est pas tout.

Cette augmentation de pression va avoir tendance à faire que la lamelle non sollicitée, par exemple la lamelle aspirée si vous soufflez, rentre dans sa fente et devient, de fait, plus étanche. Waouh, il fallait y penser !!!

Le son des Yonberg est sensiblement plus puissant que beaucoup d’autres harmonicas, tout le flux d’air se trouvant concentré sur la lamelle qui doit vibrer. Ceci permettra soit de faire « exploser » le son soit d’obtenir un volume sonore correct en économisant son souffle.

Encore un tout petit détail. On remarque deux petites encoches dans le sommier à l’extrémité des plaques. Pratique pour glisser un ongle afin de soulever la plaque pour la retirer !!! Yonberg a vraiment pensé à tout.

Enfin signalons que compte tenu de la forme des alvéoles, il n’est pas envisageable de transformer cet harmonica en semi-valvé.

 

Le son

Il existe deux Yonberg, le D1 et le D2. Le D1 se différencie du D2 uniquement par ses capots monolithiques réalisés en aluminium injecté.

Les plaques spécifiques de ces harmonicas sont fournies par Seydel soit avec des lamelles en acier inox soit avec de classiques lamelles en bronze-béryllium.

Le modèle qu’il m’a été donné d’autopsier est équipé de ces dernières. Leur son est puissant, bien sûr, mais aussi plus « rond ». Les lamelles inox délivrent un son plus métallique si j’en juge d’après les quelques essais que j’ai pu faire sur des harmonicas Seydel équipés de cette technologie.

Les altérations que permettent « mes » lamelles sont franches et faciles à stabiliser. La fluidité du jeu, conditionnée tant par les lamelles que par le profil et le matériau de cet harmonica, est aisée.

 

Pour terminer

Yonberg a le bon goût de vendre des pièces détachées pour ses harmonicas.

Ce sont des harmonicas sensiblement plus chers et donc n’en remplacer qu’une partie en cas de problème se justifie pleinement.

Je vous invite à visiter le site de la marque. Une animation en bandeau résume tout ce que je viens de décrire et de nombreux dessins précisent les détails.

Les harmonicas sont livrés dans un étui tout simple mais des holsters en cuir véritable ou une adorable boîte en bois sont proposés sur le site.

Enfin les harmonicas sont passés au banc avant d’être livrés, garantie d’un produit abouti.

 

 

L’harmonica diatonique, inventé il y a deux siècles, vient de faire un sacré bond en avant avec les YONBERG.

 

le site Yonberg

http://fr.yonberg-harmonica.com/

QR code Yonberg.jpg

 



 



14/09/2015